Les boulangers ont des problèmes croissants
Chez Renault la direction fait marche arrière, les salariés débrayent
A EDF les syndicats sont sous tension
Coup de sang à l’usine Tampax
Les bouchers veulent défendre leur biefteck
Les éleveurs de volaille sont les dindons de la farce : ils en ont assez de se faire plumer !
Pour les couvreurs c’est la tuile !
Les faïenciers en ont ras le bol
Les éleveurs de chiens sont aux abois
Les brasseurs sont sous pression
Les cheminots menacent d’occuper les loco : ils veulent conserver leurtrain de vie
Les veilleurs de nuit en ont assez de vivre au jour le jour
Les pédicures doivent travailler d’arrache-pied
Les ambulanciers ruent dans les brancards
Les pêcheurs haussent le thon
Les prostituées sont dans une mauvaise passe
Sans oublier les imprimeurs qui sont déprimés et les cafetiers quitrinquent,
Les carillonneurs qui ont le bourdon
Les électriciens en résistance
Et les dessinateurs qui font grise mine …
La semaine de la mobilité se termine (c’était la semaine passée) et une zine me passe par la tête.
Un soir, regagnant mon domicile après une dure journée de labeur à Bruxelles, je décide de me caller à 120km/h avec mon régulateur de vitesse au niveau du carrefour Léonard.
+/- 38 km plus loin (donc +/- 20 minutes), ce seront 70 voitures et 2 motos qui m’auront dépassé. Soit 1 véhicule +/- toutes les 17 secondes. Et certains, à très vive allure !
Il est de notoriété que le tronçon Bruxelles-Namur de la E411 est l’un des plus “rapide” (ah, si on pouvait avoir des vrais radars comme en Flandre et des vrais policiers qui font leur boulot) et les faits sont là (voir l’article du Soir d’hier). C’est assez fou de voir à quelle point certaines personnes ont envie d’en terminer au plus vite avec la vie.
Si au moins, dans ces cas là, elles pouvaient se crasher seules sur un poteau, sans en entraîner d’autres dans leur connerie et surtout sans trop provoquer de bouchon …
Un jour de la semaine, aux alentours de 18h, à Molenbeek (Bruxelles), en route pour regagner mes pénates et rejoindre ma petite famille.
Comme d’habitude, pour arriver à la petite ceinture, il faut jongler entre les voitures en double file et j’arrive de ce fait à faible allure à un carrefour près de la place communale locale.
Je dois tourner à droite, personne dans le carrefour (ni voiture, ni piéton), mais arrive cependant de ma gauche et à vive allure une Smart noire. Celle-ci semble ralentir, je poursuis donc ma route.
200 mètres plus loin, le feu rouge habituel, la petite voiture est toujours derrière moi et son conducteur décide de venir à ma rencontre. J’ouvre la vitre. Le dialogue ressemble à ceci:
Moi: Bonjour
Lui: C’est pas parce que tu as priorité qu’il faut la prendre hein
Déjà, il est sympa, il me tutoie. Par contre, comprends pas bien sa phrase.
Moi: ben, heuu
Lui: c’est vrai, faut faire attention
Heuuuu, moi, à 20 à l’heure tournant à 90°, lui arrivant à vue de nez au delà de 50 à l’heure en agglomération, bon, soit. Je comprends alors qu’il a cru que je voulais lui couper la route.
Moi: ben, je vous ai vu ralentir, donc, je me suis engagé, il n’y avait pas de problème
Lui: faut pas mettre la vie des gens en danger quoi, s’il y a des gens là
Ah, serait-ce un moralisateur ? Un gars qui se tracasse pour les autres ?
Lui: sinon, je te pète ta vitre et je t’arrache la tête, face de rat
Oups, non, de fait, ce n’était pas un moralisateur, mais une de ces personnes qui pense que l’agression verbale règle tout, probablement frustré de ne pas pouvoir être premier au démarrage au feu.
Sur cette jolie prose énoncée, il a regagné son véhicule, le feu est passé au vert, je me suis engagé dans le tunnel et l’ai vu passer en trombe dans le carrefour.
Les bouchons pour aller à Bruxelles, je m’y suis fait. Les incivilités diverses, plus difficilement. Me font ch***:
ceux qui remontent la file jusqu’au dernier moment pour tourner vers le ring à hauteur du carrefour Léonard en venant de la E411
ceux qui remontent la file pour entrer dans le carrefour même aux 4 bras de Tervuren pour entrer dans la forêt du même nom
ceux qui passent à droite pour entrer dans le carrefour entre l’avenue de Tervuren et le boulevard Royal
…
Soit.
Le top ce matin, c’est le gars qui, à l’arrêt dans les bouchons, ne trouve rien de mieux à faire que de vider sa poubelle et de tout balancer sur la berne centrale. Et hop que je balance une canette, et hop que je balance un paquet de cigarettes vide, …
Et comme j’étais derrière lui, j’étais aux premières loges. Vu que c’est un corps de métier, ben autant faire sa pub. Au moins, si vous l’engagez, vérifiez bien dans votre toiture s’il ne s’en sert pas comme poubelle pour des déchets d’autres chantiers.
N’en déplaise à Damien Van Achter ou Steve Gillmor (je vous conseille de lire les commentaires de l’article) de Techcrunch, je ne laisserai pas tomber mon Google Reader et mes feed RSS pour Twitter, même si j’utilise ce dernier.
Pourquoi ? Pour différentes raison pratiques:
L’immédiateté et la grande quantité de messages dans Twitter ne me permettent pas d’absorber toute l’information. Il n’est pas rare que j’ouvre mon client Twitter après 1 jour ou 2 et laisse donc “tomber” une série de Tweets car je n’ai pas envie de reparcourir tout l’historique pour trouver une info intéressante.
Probablement, je suis encore mal organisé au niveau Twitter, mais mes classements Google Reader fonctionnent bien
La nature de l’information, plus (trop ?) concise me permet moins facilement qu’un article ou partie d’article d’identifier que cette information est intéressante.
Dans mon RSS Reader, je repère en effet plus facilement une info grace à un titre accrocheur, une image, …
Mon Google Reader me permet de travailler offline (même si cela ne m’arrive que TRES rarement).
J’identifie plus facilement ce que j’ai lu dans Google Reader que dans Twitter.
Il y a beaucoup plus de bruit dans Twitter que dans les flux RSS
Il n’est pas certain que tous les flux/sites intéressants se retrouvent dans Twitter. Ca viendra peut-être, mais ce n’est pas encore le cas.
Last but not least, via mes feeds, je suis certain de ma source. Je ne parle pas du fait que le contenu est vérifié, mais au moins, je connais le site d’origine et suis certain de l’identité de celui-ci. RIEN (ou difficilement) ne garanti qu’un compte Twitter appartienne à la personne qu’il représente. Difficile parfois de faire confiance à la source dans ce cas.
Comme le dit Damien, à chacun à trouver la manière d’absorber l’information, mais pour ma part, je ne laisserai pas tomber de sitôt les flux RSS et surement pas à l’avantage de Twitter.